Arts militaires

Armure de plates pour les nuls ou comment faire tomber les prejuges.

Il est de notoriété publique qu’un chevalier qui tomberait au sol serait incapable de se relever, et qu’équiper une armure nécessiterait plusieurs personnes… la preuve en image que non.  Un petit palmares  des idées reçues sur les armures de plates.

Pour cette vidéo, il s’agit d’une reproduction d’armure germanique standard, du XIVème / XVème siècle.

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Alors quelques petites idées reçues… le poids énooooooooorme de tout cela…60 à 80kg au bas mot… Désolée pour les Mister univers bodybuldés que ça fait fantasmer mais seules quelques amures de la fin du XVème, dans des cas bien précis ont pu atteindre cette fourchette de poids notamment des armures de parades ou de joutes. Mais celles-ci n’avaient pas pour vocation de se battre.

En ce qui concerne purement les armures de combat, on estime la fourchette entre 25 et 35 kg… bah oui, faut bien se mouvoir pour se battre tout de même.

Un chevalier n’a pas besoin d’un treuil pour monter sur son palefroi, il le fait seul. Par contre, il faut être (seulement) deux pour s’équiper.

On peut courir en armure. Comme le montre la vidéo, celle-ci est entièrement articulée.

Cette vidéo, montrée au public lors de l’exposition Epée : usages, mythes et légendes du musée de Cluny vous permet de prendre conscience de la mobilité de celle-ci.

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L’armure est un bien très précieux, dont on prend soin, tout le monde n’en est pas pourvu… Signe de richesse, elle permettait de distinguer au combat les personnes dont on pouvait éventuellement tirer une rançon.  Donc le chevalier blessé à terre qu’on saigne, gardez-ça pour Hollywood.

Il semblerait sauf erreur de ma part qu’à poids égal, l’armure est moins pesante que la cotte de maille. En effet, une meilleure répartition uniforme du poids sur le corps permet de rendre les mouvements plus aisés.

Même si le corps en armure est moins mobile, le gain de mobilité qu’apporte la cotte de mailles est annulé par la nécessité d’un plus grand effort pour le même mouvement.

Un coup d’épée n’est utile contre elle que dans un espace non couvert par celle-ci : pli du coude, aisselle, entrejambe (qu’on appelle les défauts d’armure). Laissez donc encore une fois tomber les représentations d’Epinal. L’arme d’hast peut lui infliger des dégâts intéressants, notamment aux jointures : elle rend ainsi certains mouvements impossibles.

Si vous en avez d’autres à rajouter progressivement, n’hésitez pas à les signaler en commentaire : cet article ne demande qu’à se développer encore.

15 Responses to Armure de plates pour les nuls ou comment faire tomber les prejuges.

  1. YouGo says:

    Y’a quand même une grosse faille au niveau des parties intimes (oui oui, un défaut d’armure)… :D

    Quoiqu’il en soit, j’adore ce genre d’articles, qui font tomber les mythes comme de rien. La preuve par l’exemple !

  2. Dvalïn says:

    Un petit détail comme même, il ne faut pas oublier que les métaux utiliser ainsi que la composition des alliage de l’époque et le mode de fabrication ne sont pas les même qu’aujourd’hui qu’hier. Nos alliance sont plus “pur” que ceux d’hier et aujourd’hui grâce a nos outil on peut réaliser des pièces plus fine qu’a l’époque. Tous cela joue aussi sur le poids de l’armure. Une armure d’aujourd’hui sera plus légère que celle du moyen-age. certes de quelque kilos mais bon….

  3. Dvalïn says:

    “Donc le chevalier blessé à terre qu’on saigne, gardez-ça pour Hollywood.”

    Non, il y avais une dague a l’époque appelée “miséricorde” qui était asser fine pour passer entre les élément d’une armure pour justement achevé les chevalier blesser.

    • yoann says:

      Tu n’as pas bien compris. Ce qu’il veut dire c’est qu’on ne tue pas un chevalier, on le garde pour demander une rançon. Sinon même avec une épée, je pense qu’on peut le tuer à travers la visière ou au niveau du cou.

  4. YouGo says:

    Achever dans le sens “abréger les souffrances d’un ami” ou plutôt “éliminer un combattant ennemi” ? Ou les deux ? ^^

    • Cernunnos says:

      A priori, les deux…

      La miséricorde est donnée aux chevaliers blessés afin d’abréger leurs souffrances, c’est une forme de reconnaissance de leur statut de noble. Mais il faut bien admettre que ça fait quand même un homme de moins.

  5. lenul says:

    intéressant cet article
    3remarques cependant
    un chevalier tombé au sol se relève,…si on lui en laisse le temps, ,
    on ne tue pas un chevalier ,sauf peut être a Courtrai,ou pendant les jacquerie ,la guerre au moyen age n’est pas toujours chevaleresque
    attention aux reconstitutions d’armure,elles ne sont pas toujours réalistes,niveau matière comme il a été dit fort justement, mais aussi dans la conception des articulations
    aa plaisir de vous lire

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